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Commentaires

Hélène Stoller

Très bien cet édito pour la RN et la démonstration qui y est exposée est contondante. Mais ne faudrait-il pas dépasser le fait de taper/se justifier sur/par rapport à une "certaine gauche". N'est-il pas plus à propos d'analyser les incertitudes du printemps arabe (Libye-droits de l'homme, Syrie-guerre civile ?, ...).

Bernard De Backer

Très bon texte, totalement bienvenu.

J’ai cependant du mal à concevoir - pas plus ici qu’ailleurs - que les évènements auxquels nous assistons dans cette partie du monde soient étrangers aux dynamiques sociétales internes des communautés humaines concernées, dans leurs aspects socioéconomiques mais aussi et surtout symboliques.

Cela n’empêche évidemment nullement les manœuvres géopolitiques, les alliances, les blocages, les impositions violentes de l’extérieur ou la dictature intérieure d’un clan. Mais j’ai la faiblesse de penser que les dynamiques sociétales sont premières et je ne crois pas, a priori, à « la volonté et la capacité des peuples à construire un avenir paisible », une fois le tyran « dégagé » (la preuve en a d’ailleurs malheureusement souvent été apportée).

Sur ce point, j’imagine que la grande question qui se pose est la faculté du monde arabe à se penser et à se gouverner politiquement en dehors du champ religieux et du fantasme de l’Un, c’est-à-dire à accepter progressivement la division relativement pacifiée (parce que désenchantée) propre aux régimes démocratiques. C'est un travail de deuil, qui concerne aussi - c'est important - les espérances démesurées que l'on peut investir dans "la démocratie".

Pierre Coopman

Il ne s'agit pas de "croyance" dans la capacité des peuples à construire un avenir paisible, mais du constat que la chance de prouver cette "capacité" ne leur est même pas donnée. Il s'agit donc bien de "défiance".
Effectivement, les évènements ne sont pas étrangers aux dynamiques sociales internes, mon texte ne dit pas le contraire.
J'aurais sans doute dû écrire "relativement paisible", car la violence, malheureusement, n'est en effet jamais totalement absente des dynamiques sociales. Je tiens cependant à remarquer qu'à l'heure où j'écris (mais cela peut changer du jour au lendemain), la Libye n'a toujours pas sombré dans un chaos à l'irakienne (plusieurs mois après la fin du régime Kadhafi).Il y a des dérives scandaleuses et des violations des DH en Libye, mais il ne s'y passe rien d'explosif (jusqu'à présent), ce qui n'a pas beaucoup de succès dans les médias.
Quant au "fantasme de l'Un", ces sociétés sont diverses et multiples, à commencer par la diversité, les paradoxes et les contradictions au sein même des psychologies de nombreux individus. Les discours sur "l'Un" réussiront peut-être à imposer une seule religion, mais ils auront beaucoup de mal à uniformiser les âmes humaines et bien vivantes.

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